DU SECRET PROFESSIONNEL A L'OBLIGATION DE DELATION
Durée : 2 jours (12 heures)
Dates : 8 et 9 décembre 2010
Prix net (non soumis à TVA)
: 650 €,
comprenant documentation pdf et assistance téléphonique |
Télécharger un bulletin d'inscription
Télécharger les formulaires
pré-remplis : 1ère page = Demande de formation au titre du DIF. 2ème page =
Convention entre le salarié et son employeur (à compléter et adapter)
Intervention en vidéo du substitut du procureur de la République
(parquet des mineurs). Les interventions vidéo proposées par l'Institut de Droit Pratique consistent principalement en des entretiens filmés spécialement pour les besoins de nos stages. Ils complètent utilement le travail du formateur et enrichissent le contenu de la formation.
DURÉE TOTALE DES SÉQUENCES VIDÉO : ENVIRON 20 MINUTES
PUBLIC
:
Assistantes
sociales et autres travailleurs sociaux, médecins (notamment
médecins du travail), tous professionnels tenus au secret
professionnel au titre de leur état, de leur fonction ou de leur
mission.
OBJECTIFS PROFESSIONNELS :
Mieux connaître
ses droits, devoirs et obligations professionnels en matière de
secret professionnel et de signalement au regard de l'évolution
législative (lois de 2004 et 2007) et de la jurisprudence.
Se situer par rapport aux partenaires et interlocuteurs (justice,
police, collectivités territoriales et autres administrations,
intervenants de santé, collègues, confrères, employeurs...).
PROBLÉMATIQUE :
Le secret professionnel est un élément essentiel de la
relation entre le travailleur social (notamment l’assistante sociale mais aussi
d’autres intervenants soumis au secret du fait de leur mission) et l'usager.
Pourtant, de réforme en réforme, cet attribut est régulièrement entamé par le
législateur, au nom d'intérêts supérieurs, comme la lutte contre la criminalité
(la loi du 9 mars 2004, dite « loi Perben II » qui a considérablement restreint
la confidentialité des écrits), la prévention de la délinquance (loi du 5 mars
2007), ou la protection de l'enfance (autre loi du 5 mars 2007).
Entre les nouvelles obligations de partage d'informations et celles de
signalement à l'autorité administrative (ASE, Président du Conseil Général,
maire, procureur de la République...), les professionnels éprouvent un
sentiment inquiétant de transformation progressive du secret professionnel en
obligation de délation. Ce sentiment est d'ailleurs partagé par d'autres
professionnels, comme les avocats, obligés eux aussi de dénoncer leurs clients
dont les fonds seraient douteux (sous couvert de lutte contre le blanchiment de
l'argent de la drogue et contre le terrorisme).
Plus que d'hypothétiques poursuites pénales pour violation du secret, les
travailleurs sociaux sont davantage préoccupés par le peu de cas qu'en font
parfois les autorités de police (la garde à vue totalement injustifiée d'une
assistante sociale, soupçonnée d'avoir abritée un clandestin, avait suscité
l'indignation de la profession) ou par la justice, parfois aussi par leur
hiérarchie ou leur employeur. A cet égard, ce stage vous donnera les éléments
jurisprudentiels vous permettant de faire valoir vos droits (ou plutôt votre
obligation de vous taire !).
Cela nous amène à deux autres notions essentielles : Le secret partagé, d'une
part, que la loi n'organise que de façon ponctuelle (par exemple à l'hôpital, à
l'égard du personnel soignant) et qui est pourtant indissociable du travail
social, surtout en équipe, et d'autre part, l’obligation de signalement déjà
évoqué plus haut, pour laquelle le Code pénal distingue les personnes astreintes
au secret de celles qui ne le sont pas. Ainsi existe-t-il des situations où le
secret reste obligatoire, d’autres où il est facultatif et enfin d’autres
(notamment la non-assistance à personne en péril) où il n’a plus lieu d’être.
Cette notion d’assistance à personne en péril mérite un examen précis au regard
de la jurisprudence de la Cour de cassation, car alerter sa hiérarchie ou même
le procureur n’est pas toujours suffisant.
PROGRAMME :
LE SECRET PROFESSIONNEL Historique du secret professionnel Sources du secret professionnel (code pénal, Code de l’action sociale et des familles…) Personnes astreintes au secret
Différences entre secret professionnel, devoir de réserve et
obligation de discrétion.
Secret partagé Secret professionnel et hiérarchie Secret professionnel et enquête judiciaire pénale Sanctions pour violation du secret professionnel Limites du secret professionnel Situations où le secret est obligatoire, facultatif ou inexistant
Dispositions de la « loi Perben II » en matière de saisine des documents détenues par des personnes dépositaires du secret professionnel
Méthode à appliquer en cas d'arrêt de travail ou
de changement de service ou d'employeur par un professionnel astreint au secret
L’OBLIGATION DE SIGNALEMENT Situations concernant des personnes vulnérables Situations propres aux mineurs de quinze ans Obligation d’assistance à personne en péril (forme, destinataire du signalement, suites (ou absence de suites) données au signalement) Valeur du signalement hiérarchique
Situation particulière de fonctionnaires (article 40 du Code de procédure
pénale)
Nouvelles
dispositions issues des lois du 5 mars 2007 (loi réformant la protection de
l’enfance et loi réformant la prévention de la délinquance) Étude de la loi et de la jurisprudence de la
Cour de Cassation.
Partage d'expériences.
Télécharger un bulletin d'inscription
Télécharger les formulaires
pré-remplis : 1ère page = Demande de formation au titre du DIF. 2ème page =
Convention entre le salarié et son employeur (à compléter et adapter)
Sommet |Retour
|