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HARCELEMENT & CONFLITS RELATIONNELS DU TRAVAIL
Définitions
juridiques, droits et obligations des parties, établissement de la preuve...
Comment faire la part des choses entre le ressenti des victimes
et la réalité juridique des faits invoqués ? Comment préparer un
recours ?
Stage commun aux secteurs privé et public
Durée : 3 jours (18 heures)
Dates : 15 au 17 mars 2010
Prix net (non soumis à TVA)
: 995 €,
comprenant documentation pdf et assistance téléphonique
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Télécharger un bulletin d'inscription
Télécharger les
formulaires pré-remplis : 1ère page = Demande de formation au titre du DIF. 2ème
page = Convention entre le salarié et son employeur (à compléter et adapter)
PUBLIC :
Assistantes
sociales du personnel, cadres et
managers, responsables RH,
médecins du travail, membres des CHSCT (secteur privé), CHS
(fonction publique) ou CDR. Tous les salariés du privé comme du
public peuvent suivre cette formation, soit directement, soit par le
biais de leurs représentants.
OBJECTIFS PROFESSIONNELS :
Éviter des
conflits inutiles sur fondement d'un prétendu harcèlement moral ou
de discriminations pour des problèmes ou conflits qui n'en relèvent
pas. Inversement, savoir identifier des faits relevant du
harcèlement moral et autres comportements prohibés, afin que leur
auteur, qui n’a pas nécessairement conscience de violer la loi,
voire de commettre un délit, puisse y mettre un terme sans avoir
recours à des démarches disciplinaires ou judiciaires.
PROBLÉMATIQUE :
Le harcèlement moral (parfois la discrimination) est souvent invoqué
pour contester des méthodes de management ou d’organisation du
travail, ou pour qualifier des conflits de personnes qui ne relèvent
en aucune façon du harcèlement, tel que défini aux articles L.122-49
du Code du travail, 6 quinquies du Statut général de la fonction
publique et 222-33-2 du Code pénal. Paradoxalement, se sentir
harcelé alors qu’on ne l’est pas aggrave le malaise et contribue à
générer des tensions préjudiciables au climat social.
Inversement, Il est de l’intérêt de la direction et de l’encadrement
de prendre en considération le fait que certaines attitudes peuvent
relever du harcèlement sans que leur auteur en ait la volonté ou la
conscience (l’élément intentionnel n’est pas exigé par la loi), et
que leur responsabilité peut être engagée au nom d’une obligation de
« sécurité de résultat », notamment depuis
un arrêt de la Cour de cassation en date du 21 juin 2006.
Nous sommes
effarés de constater le manque de prudence de certains conseilleurs,
peut-être davantage motivés par le rapport de forces ou n’ayant
qu’une vision théorique et stéréotypée du droit : Rien n’est pire,
en effet, que d’invoquer le harcèlement, par voie hiérarchique ou
judiciaire, sans avoir ni la certitude qu’il s’agit bien de cette
manifestation, ni d’en avoir la moindre preuve. Et quand bien même
les faits seraient-ils rapportés, il est préjudiciable de se
précipiter vers la voie hiérarchique ou contentieuse, sans avoir
épuisé les autres voies de règlement de la situation.
POINTS CLES :
- Selon le Bureau International du
Travail, le harcèlement sexuel et le harcèlement moral sont les deux
premières causes de violence au travail (rapport de 1999).
- En dépit d'une amélioration de la communication à l'attention des
salariés du privé comme du public, nous constatons un grand besoin
d'informations des salariés et fonctionnaires sur les démarches et
procédures amiables et judiciaires, sur la manière d'établir la
preuve et sur leurs interlocuteurs internes ou externes à leur
établissement.
- Le besoin d'informations précises, tant en ce qui concerne le
concept juridique de harcèlement (voir paragraphe suivant) que les
démarches et procédures, concerne également les interlocuteurs
évoqués au paragraphe précédent et en particulier la DRH, les
médecins du travail, les assistantes sociales, les représentants
syndicaux, les délégués du personnel, les membres des CHSCT ou CDR.
- Il existe une différence entre le sentiment d'être harcelé et la
définition juridique et jurisprudentielle du harcèlement. Il est
donc indispensable que l'interlocuteur de la victime ou de la
personne qui s'estime victime sache évaluer si les faits allégués
répondent aux critères juridiques. Elle pourra ainsi être orientée
en connaissance de cause (solutions relevant de la négociation ou de
la conciliation, solutions médicales ou médico-psychologiques,
solutions judiciaires civiles, administratives ou pénales).
- La législation est quasi identique pour les salariés du secteur
privé et ceux secteur du public : Les définitions des différents
types de harcèlement sont très proches dans le Code du travail et
dans le Statut général de la fonction publique. Par ailleurs, les
dispositions du Code pénal s'appliquent à tous les salariés et
fonctionnaires.
- Les formes du harcèlement moral sont extrêmement diverses. Il
convient par conséquent de connaître les bases du droit
disciplinaire, les obligations et droits de l'employeur, les
fondements de la lutte contre les discriminations pour effectuer une
analyse globale, complète et pertinente de la problématique avant
d'apporter une réponse.
PROGRAMME :
INTRODUCTION : EVOLUTION
HISTORIQUE, ELEMENTS STATISTIQUES, TEMOIGNAGES
1° DROIT DISCIPLINAIRE : FAUTES ET SANCTIONS
A) Définition de la
faute
B) preuve de la faute
C) Définition de la sanction disciplinaire
D) formalisme de la sanction disciplinaire
E) Types de sanctions
2° LE HARCÈLEMENT MORAL
A) QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT MORAL ?
B) ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DU HARCÈLEMENT MORAL
-
Contrat de droit privé (code du travail)
-
Fonctionnaires (statut de la fonction publique)
-
Toutes catégories (code pénal)
C) AUTEURS ET VICTIMES
D) SANCTION DU HARCÈLEMENT MORAL
3° LE HARCÈLEMENT SEXUEL
A) QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT SEXUEL ?
B) ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DU HARCÈLEMENT SEXUEL
-
Contrat de droit privé (code du travail)
-
Fonctionnaires (statut de la fonction public)
-
Toutes catégories (code pénal)
4° LES DISCRIMINATIONS
A) DÉFINITIONS
B) LA LOI AUTORISE LA DISCRIMINATION POSITIVE
C) LA LOI ADMET CERTAINES DISCRIMINATIONS
NÉGATIVES
D) EXEMPLES D’AGISSEMENTS JUGES DISCRIMINATOIRES
E) PREUVE DE LA DISCRIMINATION
5° AUTRES INFRACTIONS POUVANT DECOULER DE CONFLITS
RELATIONNELS DU TRAVAIL
(menaces, chantage, harcèlement téléphonique, dénonciation calomnieuse...)
6° INTERVENANTS, RESPONSABILITES
RESPECTIVES, DÉMARCHES, PROCÉDURES ET PREUVES
A) Les différents intervenants
-
Les délégués du
personnel
-
L'employeur
- Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)
- Le médecin du travail
- La
Caisse Primaire d'Assurance-Maladie (CPAM)
- Les
syndicats et les associations
- L'inspection du travail
B) Les différentes démarches et procédures
- Le droit de retrait
- Le droit de désobéir
- La médiation
- Procédure civile devant le
Conseil des Prud’hommes
-
Procédure administrative
devant le tribunal administratif
- Procédure devant le tribunal des
affaires de la sécurité sociale (TASS)
- Procédure pénale
- Quelle procédure choisir ?
C) L’établissement de la preuve
- La preuve en matière civile
- La preuve en matière pénale
7° EXEMPLES DE TRAITEMENTS
ORGANISATIONNELS
Nous examinerons en fin de stage des exemples de traitement organisationnels des
problèmes de conflits relationnels, de stress et de harcèlement. Ces
informations nous ayant, pour l'essentiel, été données lors de nos
interventions, elles sont utilisées sans que le nom des entreprises ou
administrations soit cité, par souci de respect de la confidentialité.
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